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Conflit Egypte-Ethiopie : Le Député Rwandais Frank Habineza propose à l’UA de créer un comité technique pour éviter la tension

Nile River Basin
Nile River Basin

La recherche d’une solution pour le conflit Egypte-Ethiopie autour du Barrage de la Renaissance arrive à un point d’impasse qu’il revient maintenant à l’Union Africaine (UA) d’amorcer urgemment une médiation après l’échec des pourparlers sous la médiation des USA et de la Banque Mondiale.

L’Ethiopie a déjà commencé à remplir le barrage, selon les photos par satellites. Alors que l’Egypte s’oppose à ce remplissage non convenu entre les deux parties, et qui risque de réduire le niveau d’eau du Nil. Ce qui pourrait provoquer un maque d’eau en Egypte pour irriguer les terres et nourrir ce pays qui dépend exclusivement des eaux du Nil pour sa survie agricole. L’inquiétude d’une tension montante est perceptible Les négociations entamées sous la facilitation des USA et la Banque Mondiale n’ont pas réussi à mettre l’Egypte et l’Ethiopie sur un accord.

Pour éviter des affrontements belliqueux ente les deux pays, et même le bombardement du barrage par l’Egypte, ce qui est possible et prévisible en cas d’absence d’accord, le Député rwandais Frank Habineza dit que l'UA comme organisation panafricaine doit mettre en urgence un comité technique qui réunirait l’Egypte et l’Ethiopie et même le Soudan dans un pays neutre afin de reprendre des négociations et déboucher sur une entente de gestion convenue des eaux par les deux pays.

Hon. Habineza a tenu ces propos hier soir lors d’une émission radiodiffusée sur la Radio Rwanda, et qui se focalisait sur le conflit créé par le Grand Barrage Ethiopien.

Initialement, l’accord de 1929 donnait priorité à l’Egypte de superviser tout projet de gestion des eaux du Nil par les neuf pas riverains de ce fleuve. Aucun pays ne pouvait utiliser ces eaux pour tel projet important sans l’accord de l’Egypte. Mais cet accord de 1929 béni par le Royaume Uni au temps de la colonisation est devenu caduc et inadapté au temps présents. Les neuf pays riverains du Nil n’ont pas encore tous signé un Traité la gestion convenue des eaux de ce fleuve.

Pourtant, un nouveau Traité est nécessaire pour remplacer ces textes de références inappropriés et pour éviter des tensions autour des eaux du Nil et de leur utilisation.

La construction de ce Grand barrage a démarré en 2011 en Ethiopie. Long de 1,8 kilomètre et haut de 145 mètres, avec une capacité de 74 milliards de mètres cubes, cet ouvrage hydroélectrique, le plus grand d'Afrique, devrait s’achever en 2022.

L’Ethiopie estime qu’elle est dans ses droits d’utiliser sa propre ressource naturelle en eau sur son sol pour assurer la survie, le bien-être et la prospérité de sa population.

Raison pour laquelle l’Ethiopie a construit ce premier grand barrage africain qui devrait fournir 6000 KWatt d’électricité. Il est prévu que cette énergie soit même exportée dans les pays de la région de l’Est. L’idée est grandiose. Mais l’Egypte rétorque que ce projet risque de priver son agriculture d’une quantité importante d’eau pour son irrigation. Cela s’entend, car l’Egypte est désertique et dépend des eaux du Nil.

Certains Experts estiment que l’Egypte devrait consentir de donner à l’Ethiopie en contrepartie quelque chose à définir, surtout que l’Egypte dispose d'une ressource naturelle qui est  le pétrole. C’est de l’argent aussi cela. Si l’Ethiopie lui donne son eau dont elle a besoin pour la croissance de son économie, pourquoi l’Egypte ne comprendrait pas qu’une réciprocité s’impose ?

Voilà autant de points sensibles que la diplomatie de l’UA doit approfondir et amener chaque partie à adopter une attitude qui évite le conflit ente les deux pays. Sans que nécessairement un pays se sacrifie pour l’autre. 

Il est grand temps que le bon sens triomphe maintenant pour éviter le calvaire aux populations africaines riveraines des eaux du Nil, et qui risquent d’être exposées à un nouveau type de conflit, celui de l’eau. A-t-on déjà maintenant compris cet homme qui prédisait il y a quelques années que le prochain grand conflit planétaire risque d’être celui lié à l’eau ? 

ARI-RNA/ Polit. /17. 07. 20/18: 11 GMT/ by Andre Gakwaya

Source:http://rnanews.com/

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